Découvrez la République de Djibouti : Obock, Tadjourah, le fort de Guistir, le phare de Ras Bir, Ras Ali, les iles Muscha et Maskali, les îles du Diable, le Goubbhet Kharab, Dikhil, Djibouti, les villages nomades...
Obock
Nous mouillons en eau très calme, dans
ce que l'on appelle le port d'Obock. C'est bien un port en effet, un abri
sûr contre les houles du large ; mais on ne le dirait pas à première
vue, car la ceinture de corail qui le protège est à fleur d'eau,
traçant à peine un cercle verdâtre sur tout le bleu immobile
de la mer.
Pierre Loti, Propos d'exil - Obock, en passant.

Tadjourah
"J'étais jeune, très sensible, éperdument romantique, et Tadjoura était l'endroit idéal pour clore mon voyage. La ville s'inscrivait parfaitement à mes yeux dans cet univers oriental authentique dont Conrad parlait dans ses livres, un monde lointain, superbe, inexploré. La plage frangée de palmiers et la mer étincelante, d'un vert émeraude, le pourtour obscure des montagnes enserrant la baie, les dhows ancrés au large, les canots faisant la navette. Des mosquées blanches parmi les palmiers, des ruelles étroites entre les logis étriqués aux toits de nattes."
Thesiger, La vie que j'ai choisie.
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Tadjourah cumulait plusieurs fonctions. C’était d’abord la capitale politique du sultanat de Tadjourah où résidaient le sultan et son vizir, puis un port de commerce qui réceptionnait les produits indiens, américains ou européens destinés aux marchés éthiopiens atteints par les caravaniers qui sillonnaient les pistes intérieures, port qui drainait également une partie des exportations de l’Ethiopie méridionale, y compris les esclaves ; enfin, c’était une célèbre cité musulmane, fière de ses sept mosquées.
Colette DUBOIS
Ce Tadjourah-ci est annexé depuis un an à la colonie française d'Obock. C'est un petit village dankali avec quelques mosquées et quelques palmiers. Il y a un fort, construit jadis par les Egyptiens, et où dorment à présent six soldats français sous les ordres d'un sergent commandant le poste. On a laissé au pays son petit sultan et son administration indigène. C'est un protectorat. Le commerce du lieu est le trafic des esclaves.
Arthur Rimbaud

Guistir
Comme Assamo et Ali Addeh, Guistir est un poste frontière occupé par les Scorpions du désert.
Doumeira
L'île de Doumeira, non loin de Moulhoule, marque la frontière avec l'Erythrée.
Le Ras Bir
A l'est d'Obock, son phare annonce la première côte depuis l'Arabie.
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Ras Ali
Cette anse abritée à l'est de Tadjourah, fréquentée par Henri de Monfreid, est devenu le fief de l'académicien et écrivain de la Marine Jean François Deniau.
Les îles Muscha et Maskali
Situées à l'ouvert du golfe de Tadjourah, elles révèlent un cadre paradisiaque.
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Les îles du Diable
Blotties au fond du Goubbhet Karab, Monfreid y cachait des armes.
Le Goubbhet Kharab
Un monstre marin hanterait ses eaux...

Dikhil
Dihil est la dernière ville d'importance avant la frontière éthiopienne.
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Djibouti
De quoi vivait Djibouti lors de mon arrivée ? D’un certain mouvement de transit, à cause de la voie ferrée qui pénètre en Ethiopie. Mais les millions qui s’entassaient dans les coffres de la douane provenaient d’un autre commerce : Djibouti vivait de la contrebande des armes.
Henri de Monfreid
Il est intéressant de relever que sur ce site vierge de toute implantation, le colonisateur français jette les fondations d’un établissement urbain qui détrône rapidement la traditionnelle cité afar de Tadjourah et l’éphémère poste d’Obock. En quelques années, Djibouti-ville, chef lieu de la colonie baptisée Côte française des Somalis, accapare tous les investissements économiques et centralise toutes les fonctions, créant un profond déséquilibre entre quatre hectares « utiles » et 23.000 km2 abandonnés aux pasteurs et aux caravaniers.
Colette Dubois
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Réfugiés autour des tables de la terrasse du café à la mode, dans l'ombre des arcades, quelques consomateurs attendaient l'heure de l'apéritif, l'heure apaisante, où, délivrés de la torréfaction diurne, Notre Dame des Sables s'alanguirait au semblant de fraîcheur apportée par la brise crépusculaire venue du large.
Jean D'Esme, l'homme des sables
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A Djibouti, nous cousinons tous à la
mode de Bretagne. (...)
Ici, quand on veut se débarrasser d'un étranger trop génant,
on lui colle une affaire de moeurs. (...)
On y voit des légionnaires offrir des roses en papier achetées
à un vendeur coiffé d'un borsalino à feutre à
leurs égéries d'une nuit.
Olivier Frébourg
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Saba a vingt-deux ans, vient d'Addis Abbeba,
se prétend étudiante. Elle a tout d'une reine qui aurait envouté
Malraux. Seul un détail cloche : ses chaussures. Ignobles godasses
aux semelles compensées.
Saba se lève et va danser sur la piste, seule, comme toute ses camarades
de trime, devant des miroirs muraux.
Olivier Frébourg
Villages nomades
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